dimanche , 22 juillet 2018

Presse: Six journalistes interpellés pour « divulgation de fausses informations… »

Selon le Procureur, « Ces agissements tombent sur le coup de la loi qui réprime l’incitation des militaires à l’insoumission et à la rébellion… »

Presse: Six journalistes interpellés pour « divulgation de fausses informations… »

Vamara Coulibaly, Yacouba Gbané et Franck Bamba Mamadou, respectivement directeurs des quotidiens ivoiriens l’Inter et Soir Info, de Le Temps et de Notre Voie ont été interpellés et incarcérés le 12 février 2017, dans le camp de gendarmerie d’Agban à Abidjan, rapporte l’Afp. Ce, avec trois autres journalistes, à savoir Hamadou Ziao (rédacteur en chef de l’Inter), Jean Bédel Gnago (Soir info) et Ferdinand Bailly (Le temps).

Dans une déclaration lue à la télévision publique, le procureur de la République déclare: « Relativement aux récents mouvements d’humeurs des militaires (…), il nous est donné de constater que certains organes de presse divulguent de fausses informations de nature à inciter les soldats à la révolte ».

Selon le procureur, « ces agissements tombent sur le coup de la loi qui réprime l’incitation des militaires à l’insoumission et à la rébellion, les atteintes à l’autorité de l’État et la publication d’informations fausses se rapportant au secret de la défense et de la sûreté de l’État ».

Il faut souligner qu’en son article 69, la loi portant régime juridique de la presse stipule: « Est passible des peines prévues par les articles 174 et 175 du code pénal, quiconque par voie de presse:  1. incite au vol et au pillage, aux coups et blessures volontaires et au meurtre, à l’incendie et à la destruction par quelque moyen que ce soit, de biens publics et privés, à toutes formes de violences exercées à l’encontre de personnes physiques et morales ainsi que sur leurs biens, ou à l’apologie des mêmes crimes et délits; 2. incite à la xénophobie, à la haine tribale, à la haine religieuse, à la haine raciale et à la haine sous toutes ses formes;  3. fait l’apologie des crimes de guerre ou de collaboration avec l’ennemi; 4. incite des militaires et des forces de l’ordre à l’insoumission et à la rébellion; 5. porte atteinte à l’intégrité du territoire national, à la sûreté intérieure et extérieure de l’État.

Notons que depuis le mois de janvier, la Côte d’Ivoire était en proie à des remous sociaux dus à une mutinerie d’une partie de l’armée et à une fronde sociale. Le gouvernement a trouvé des accords qui ont permis de ramener la paix.

CHEICKNA D. Salif
salifou.dabou@fratmat.info

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