lundi , 24 septembre 2018

Côte d’Ivoire: rencontre lundi entre le parti pro-Gbagbo et le parti au pouvoir

ABIDJAN – Le parti du président ivoirien Alassane Ouattara, le Rassemblement des républicains (RDR) et le Front populaire ivoirien (FPI, opposition) de Laurent Gbagbo se rencontreront lundi à Abidjan,
deux ans après la sanglante crise postélectorale de 2010-2011, ont annoncé dimanche ces deux partis.

Le FPI est à l’initiative de la rencontre, qui se tiendra à 14H00 GMT au
siège du RDR, ont indiqué à l’AFP des responsables des deux partis. La
dernière réunion formelle entre les deux formations s’était tenue il y a des
années.

« Nous devons solder tout le contentieux de la crise électorale et aborder
toutes les questions qui nous semblent importantes pour y parvenir », a déclaré Laurent Akoun, le secrétaire général et porte-parole du FPI.
« Il y a une dimension symbolique. C’est eux l’opposition, nous sommes au
pouvoir. Le monde doit savoir que le pouvoir n’est pas opposé à la
discussion », a commenté Joël N’Guessan, le porte-parole du RDR.

La rencontre « permettra de voir quel est l’état d’esprit (du FPI) par rapport à Alassane Ouattara », a ajouté M. N’Guessan.

Aucun de ces deux hommes n’a pu préciser la date de lma dernière rencontre entre les deux partis. M. Akoun pense à 2002, M. N’Guessan à 1995-1996.

Le FPI avait rencontré fin septembre le gouvernement ivoirien, déjà dans une démarche de réconciliation.

Alassane Ouattara a récemment rejeté la tenue d’états généraux de la
République, proposés par le FPI dans la même logique, qu’il a qualifiés de
« perte de temps ».

La Côte d’Ivoire a connu une décennie de violences politico-militaires, qui
ont fait des milliers de mort de 2000 à 2011. Le pays a subi une partition de 2002 à 2011, quand le Nord était sous contrôle d’une rébellion favorable à Alassane Ouattara et opposée à Laurent Gbagbo.

Le RDR a malgré tout fait partie de gouvernements d’union nationale du
pouvoir FPI de 2002 à 2010.

La refus de M. Gbagbo de reconnaître la victoire M. Ouattara à la
présidentielle de 2010 a provoqué cinq mois de crise sanglante, durant
laquelle plus de 3.000 personnes ont péri.

Laurent Gbagbo est actuellement détenu à La Haye, où il a été transféré fin 2011, accusé de crimes contre l’humanité par la juridiction internationale.

Laisser un commentaire

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *